Octobre 2022

Même si le climat ambiant reste perturbé par le spectre d’un ralentissement mondial d’envergure, les marchés d’actions ont connu leur « été indien » dans la deuxième quinzaine d’octobre grâce à la tonalité favorable de nombreuses publications de résultats à neuf mois.

Les perspectives économiques sont toujours en demi-teinte : le Fonds Monétaire International prévoit désormais une croissance mondiale à 3,2 % cette année avec une inflation à 8,8 %, des chiffres qui incitent les banques centrales à poursuivre leur serrage de vis monétaire malgré la faible expansion. Les taux souverains à 10 ans s’en trouvent revenus à 2,8 % en France et 4,1 % aux États-Unis, ce qui modifie radicalement l’équation financière des agents économiques endettés par rapport aux années passées. On ne « rase plus gratis » pourrait-on dire concrètement, et les débiteurs, qu’ils soient États, entreprises ou ménages ont désormais les yeux rivés sur les décisions de la FED ou de la BCE, et leurs répercussions sociales. Pour autant, la majeure partie du chemin de remontée des taux semble déjà effectuée et les faiblesses conjoncturelles sont déjà largement prises en compte dans les cours de bourse. Les investisseurs ont, du coup, détourné leur attention des visions macro-économiques pour un examen micro-économique des entreprises.

Et nous constatons que les dernières salves de publications de résultats ont plutôt aidé les marchés d’actions à reprendre des couleurs. Voici quelques exemples parmi les sociétés détenues dans les fonds : Publicis (participation significative dans Clartan Europe et Clartan Ethos) a vu son activité croître de +23,5 % au troisième trimestre et rehausse pour la deuxième fois ses objectifs de croissance organique et de marges pour 2022. De façon analogue, Sanofi (une des premières positions de Clartan Valeurs) attend des bénéfices en hausse de 16 % environ sur l’année après des performances opérationnelles très au-dessus de ses propres attentes. La société suédoise Munters (première position de Clartan Ethos) affiche, quant à elle, une dynamique commerciale impressionnante (carnet de commandes en hausse de 145 %).

L’euphorie n’est pas générale : les cours des sociétés technologiques Alphabet, Amazon ou Meta (que nous ne détenons pas) ont baissé de respectivement -9,5 %, -15 % et -32 %, suite à la publication de chiffres inférieurs aux attentes suscitées par leurs valorisations élevées. En octobre, le Nasdaq n’a ainsi progressé que de 4,5 % contre 8,6 % pour le S&P 500 (et près de 9 % pour le CAC 40 à l’image du fonds Clartan Europe).

Pour l’investisseur, l’année 2022 s’avère néfaste pour les obligations, qui ont essuyé une perte en valeur à la mesure de la remontée des taux ; pour les actions, il existe des marges de progression pour les cours des sociétés détentrices d’un pricing power pérenne avec des ratios de valorisation raisonnables.